Le rôle du fleuriste
Le fleuriste créé, assemble et vend des compositions florales, généralement dans une boutique dédiée dont il assure aussi l’approvisionnement, la mise en valeur des fleurs et la gestion des stocks.
Le métier de fleuriste incarne une profession artistique et créative dédiée à la conception, à l’assemblage et à la vente de compositions florales.
Il est capable de créer des compositions florales répondant aux attentes spécifiques et au budget de chaque client.
Les fleuristes transforment les fleurs, les plantes et les feuillages en arrangements visuellement attrayants et équilibrés. Leur rôle ne se limite pas à la simple commercialisation de fleurs, mais englobe également le conseil aux clients sur le choix de compositions en fonction des occasions, des saisons et des préférences individuelles.
L’activité, caractérisée par des fluctuations saisonnières, connaît un apogée lors des périodes festives.
Le métier de fleuriste relève du secteur des métiers et de l’artisanat. L’entreprise s’immatricule au registre national des entreprises, qui a remplacé le répertoire des métiers le 1er janvier 2023. La qualité d’artisan, elle, suppose de justifier d’un diplôme du métier ou de trois années d’expérience professionnelle.
C’est un métier non réglementé : aucune qualification n’est exigée pour l’exercer ni pour ouvrir un commerce de fleurs.
Le métier s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes. On dit une fleuriste et un fleuriste, le mot ne change pas de forme. Il existe aussi le terme de bouquetier qui désigne ici le professionnel qui compose les bouquets.

Le métier en chiffres
Rémunération
1 882,18 € brut/mois pour 35h
Grille en niveaux et coefficients, le salaire minimum légal s’applique s’il est supérieur
Diplôme d’entrée
CAP Fleuriste, niveau 3
Diplôme d’État, recommandé mais non exigé pour exercer
Cadre d’exercice
Profession non réglementée
Activité artisanale, immatriculation de l’entreprise obligatoire
Les missions du fleuriste
Le fleuriste, en tant qu’expert des végétaux, excelle dans l’art de concilier les préférences des clients avec les saisons. Au quotidien, ses missions principales sont de :
- Garantir l’approvisionnement en effectuant des visites chez les grossistes.
- Adapter son offre en fonction du calendrier, intégrant de nouvelles créations originales pour se démarquer de la concurrence.
- Assurer le conseil à la clientèle et la gestion des commandes.
- Vérifier les conditions de stockage optimales pour les fleurs et les plantes.
- Maintenir l’attrait du point de vente et des produits par le maintien de la propreté et un agencement soigné.
Pour les fleuristes indépendants, d’autres missions et responsabilités comme le management, le marketing (promouvoir le point de vente) et la gestion comptable s’ajoutent à leur quotidien, renforçant ainsi la polyvalence et la diversité des compétences nécessaires dans ce métier.
Une journée type
Voir le déroulé d’une journée chez un fleuriste
L’ouverture
Entretien des plantes et des fleurs présentes en réserve et en vitrine, renouvellement de l’eau, nettoyage de l’espace de vente, mise en avant des conceptions du jour.
Les commandes
Préparation des commandes de bouquets, pour les deuils, les événements, avec les contraintes de délai et de budget propres à chacune de ces situations.
Le conseil et la vente
Accueil des clients, conseil sur le choix des végétaux selon l’occasion et la saison, encaissement, voire prise de commandes.
Les livraisons
Préparation de l’envoi des commandes, conditionnement, remise au livreur ou tournée assurée par le fleuriste ou sa boutique.
La fermeture
Nettoyage et remise en place de la boutique, protection des végétaux pour la nuit, tri et gestion des invendus, préparation des commandes du lendemain.
Les journées du fleuriste sont rythmées par les saisons et par le calendrier des fêtes ou des journées spéciales, avec des pics importants d’activité et un travail fréquent le week-end.
Les qualités et les compétences du fleuriste
Les qualités
Le professionnel de l’art floral doit faire preuve d’une créativité exceptionnelle. Il conçoit des arrangements floraux esthétiques et harmonieux pour satisfaire sa clientèle.
Pour cela, il doit posséder un regard artistique affiné, maîtriser l’art de marier les couleurs et les formes, et démontrer un sens aiguisé de la présentation. Au quotidien, le bouquetier doit faire preuve de minutie et d’attention dans l’accomplissement de ses tâches : coupe précise des tiges et du feuillage, soin attentif des fleurs, renouvellement de l’eau, et entretien méticuleux de l’espace de vente.
Les compétences
- Connaître les végétaux : identifier les différentes fleurs, plantes et feuillages, mais aussi savoir leur saisonnalité, leurs conditions de conservation et leur durée de vie.
- Maîtriser les techniques de composition : création de bouquets ronds, de piqués, de montages spécifiques, travailler des volumes, des couleurs et des textures selon l’occasion.
- Conserver et entretenir les produits végétaux : assurer la réception, effectuer la recoupe et la mise en eau, gérer le froid et l’humidité afin de limiter les pertes.
- Conseiller et vendre : questionner le client afin d’identifier son besoin, lui proposer une composition adaptée à son budget et à l’occasion, puis fidéliser sa clientèle.
- Gérer les achats et les stocks : bonne relation avec les grossistes, anticipation des pics saisonniers ou des week-ends importants, fixation des prix et suivi des marges.
- Mettre en valeur le point de vente : habiller la vitrine et l’agencement de la boutique, assurer une présence en ligne et une communication locale.
En plus de ses compétences artistiques, le professionnel doit également exceller en gestion. Cela englobe la tenue de la comptabilité, la gestion des stocks et des matières premières, ainsi que l’administration du personnel. Il doit démontrer de réelles aptitudes de gestionnaire tout en conservant un sens aigu du commerce et des relations avec la clientèle.
Le salaire du fleuriste
La rémunération du fleuriste salarié est encadrée par la convention collective nationale des fleuristes, de la vente et des services des animaux familiers. Celle-ci fixe des minima bruts mensuels par niveau et par coefficient, pour une durée de travail de 35 heures. Lorsque le minimum légal est supérieur au minimum conventionnel, c’est le minimum légal qui s’applique.
- Fleuriste débutant
- 1 882,18 € brut/mois :
niveau I,
échelon 1,
coefficient 110. - Fleuriste qualifié
- 1 944,91 € brut/mois :
niveau III,
échelon 1,
coefficient 310.
Ce qui fait varier la rémunération
Le salaire d’un fleuriste varie principalement en fonction de son statut :
– Un fleuriste employé au sein d’une grande enseigne ou d’une jardinerie a la possibilité de négocier son salaire avec la direction.
– Un fleuriste indépendant ne perçoit pas un salaire mais une rémunération assise sur le résultat de son commerce : elle dépend du chiffre d’affaires, des charges, de l’emplacement et de la saison, et peut varier fortement d’une année à l’autre.
– La qualification du fleuriste, que ce soit le CAP Fleuriste, le brevet professionnel ou le brevet de maîtrise, ils positionnent le salarié à un coefficient supérieur de la grille conventionnel.
– L’expérience et les responsabilités sont aussi des facteurs. En effet, la conduite d’un atelier ou d’une boutique de vente relève de niveaux plus élevés de la grille.
– Le type d’employeur joue un rôle. Une boutique indépendante, un réseau franchisé, une jardinerie ou encore un rayon de grande surface n’appliquent pas la même politique de rémunération.
Où exercer et comment évoluer
Bien qu’une passion pour les fleurs et les plantes soit un atout indéniable, elle ne suffit pas pour exercer pleinement ce métier. Le parcours d’un fleuriste débute souvent en tant que salarié dans une boutique indépendante, dans une jardinerie ou au sein d’une pépinière.
Les grandes surfaces sont également un terrain propice, avec le développement de départements consacrés aux fleurs et aux plantes au sein des hypermarchés et des jardineries des galeries marchandes.
À noter également l’émergence des fleuristes franchisés, qui dirigent des magasins affiliés à des grandes enseignes.
Certains fleuristes choisissent également de mettre en pratique leurs compétences dans des environnements tels que des hôtels ou des restaurants, où ils organisent des événements floraux.
Où exercer ?
Informations sur la formation :
Structures spécialisée
Dans une boutique indépendante, dans une jardinerie ou au sein d’une pépinière.
Les grandes surfaces
Dans les hypermarchés et les jardineries des galeries marchandes.
Fleuristerie franchisée
Dans des magasins affiliés à des grandes enseignes.
Autres
Dans des hôtels ou des restaurants.
Le secteur
La fleuristerie est un marché de petites structures : les points de vente indépendants dominent largement, souvent avec un ou deux salariés, et une part importante des professionnels exerce à son compte.
Le nombre de points de vente et le nombre d’actifs diminuent d’année en année, sous l’effet des fermetures d’indépendants et de l’évolution des habitudes d’achat : 7 692 entreprises de fleuristes en France en 2023 et près de 23 000 actifs, dont environ deux tiers de salariés avec selon FranceAgriMer. Le chiffre d’affaires de la profession résiste mieux que le volume, les achats étant moins fréquents mais d’un montant unitaire plus élevé.
Cette contraction s’accompagne d’un besoin de renouvellement : les départs de professionnels installés libèrent des postes en boutique et des commerces à reprendre, 33 % des entreprises de fleuristes ont rencontré des difficultés de recrutement en 2023, contre 28 % en 2020. Par ailleurs, 63 % des dirigeants avaient plus de 44 ans, faisant du renouvellement générationnel et de la reprise des commerces un enjeu pour les années à venir.
Des évolutions possibles
Au fil de sa carrière, le fleuriste peut évoluer pour devenir responsable d’un rayon ou, s’il travaille au sein d’une enseigne plus importante, prendre en charge la gestion d’un point de vente.
En fin de parcours, de nombreux fleuristes aspirent à concrétiser leur rêve en ouvrant leur propre établissement, qu’il soit affilié à une franchise ou indépendant.
Des perspectives d’évolution réelles
Se spécialiser dans l’événementiel
mariages, réceptions, décors éphémères, vitrines et prestations pour les entreprises, l’hôtellerie ou la restauration.
Ouvrir ou reprendre une boutique
après avoir acquis les compétences de gestion, d’achat et de fixation des prix nécessaire pour gérer et animer une boutique.
Transmettre le métier
en formant des apprentis.
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Les avantages et les inconvénients du métier
Les avantages
- Un métier où la créativité a toute son importance. Chaque commande est une prestation différente.
- Un résultat concret et immédiat visible dès la restitution de chaque réalisation
- La contact humain est permanent avec la possibilité d’accompagner les clients dans des moments marquants de la vie.
- Une entrée dans le secteur d’activité accessible en raison de l’exemption de diplôme pour exercer.
- La possibilité d’ouvrir sa propre entreprise en s’installant à son compte.
- Un environnement professionnel vivant et sensoriel au quotidien.
Les inconvénients
- Un métier exigeant physiquement avec de la manutention et le port de charges.
- Le travail dans le froid et l’humidité qui sont obligatoires pour la conservation des végétaux
- Les marchandises sont périssables et les invendus sont une perte sèche pour le fleuriste.
- Des pics d’activité très intenses selon la saisonnalité et les périodes de fête avec des journées chargées.
- Une rémunération d’entrée régit par la grille conventionnel mais qui progresse avec la qualification.
Comment devenir fleuriste?
Aucun diplôme n’est exigé pour exercer le métier de fleuriste ni pour ouvrir un commerce de fleurs. Le métier n’est pas réglementé : il s’apprend en boutique, et l’expérience compte autant que le parcours de formation.
Suivre une formation reste cependant la voie la plus sûre pour acquérir les techniques de composition, la connaissance des végétaux et les bases de gestion qu’exige le métier. C’est aussi ce que recherchent la plupart des employeurs.
Les parcours de formation
Niveau 3
- CAP Fleuriste : le diplôme d’entrée dans la profession, délivré par l’Éducation nationale. Il couvre la réception et la conservation des végétaux, la confection florale, la vente, le conseil et la mise en valeur de l’offre.
Niveau 4
- Brevet professionnel Fleuriste : deux ans après le CAP, pour approfondir la création florale et acquérir les compétences de gestion et d’encadrement d’une boutique.
- Brevet technique des métiers Fleuriste : deux ans après le CAP également, délivré par les chambres de métiers et de l’artisanat, orienté vers la haute technicité de la création.
- Baccalauréat professionnel Technicien conseil vente en univers jardinerie : pour s’orienter vers la vente de végétaux en jardinerie ou en rayon spécialisé de grande surface.
Niveau 5
- Brevet de maîtrise Fleuriste : le plus haut diplôme de la filière artisanale, qui associe l’expertise technique et la conduite d’entreprise, et ouvre l’accès au titre de maître artisan.
- BTSA Technico-commercial, option univers jardins et animaux de compagnie : pour les fonctions technico-commerciales de la filière du végétal.
La reconversion vers la fleuristerie
La reconversion au métier de fleuriste demande de la détermination, de l’apprentissage continu, et un amour sincère pour l’art floral. Avec une approche méthodique et passionnée, il est possible de réussir dans cette transition professionnelle.
Se former à ce métier
Se former à ce métier, la préparation au CAP Fleuriste du Centre Européen de Formation
Une formation 100 % pour préparer les épreuves du diplôme d’État à son rythme, en parallèle de son activité.
Vos questions sur le métier
Les réponses aux questions que se posent la plupart des candidats.
Faut-il un diplôme pour devenir fleuriste ?
Peut-on ouvrir un magasin de fleurs sans diplôme ?
Quel est le salaire d’un fleuriste ?
Dit-on un fleuriste ou une fleuriste ?
Quelles sont les conditions de travail d’un fleuriste ?
L’essentiel à retenir
Informations sur la formation :
Le fleuriste
conçoit, assemble et vend des compositions florales, conseille sa clientèle et assure l’approvisionnement et la tenue de son point de vente.
C’est un métier non réglementé
aucun diplôme n’est exigé pour l’exercer ni pour ouvrir un commerce de fleurs, l’entreprise devant seulement être immatriculée.
Le CAP Fleuriste
diplôme d’État de niveau 3, est la voie d’entrée la plus courante, suivie du brevet professionnel, du brevet technique des métiers et du brevet de maîtrise.
La rémunération du salarié
suit la grille de la convention collective de la profession et progresse avec la qualification.
La rémunération de l’indépendant
rémunéré sur le résultat de son commerce.