Le rôle du jockey
Le jockey est un cavalier professionnel qui a pour mission de monter des chevaux de course hippique en compétition, sur les hippodromes. Il suit les instructions d’un entraîneur, pour le compte d’un propriétaire.
Le métier de Jockey ou Cavalier Professionnel, est avant tout un métier passion et sportif. En effet, la mission principale du Jockey consiste à monter et entretenir les chevaux d’un ou plusieurs propriétaires. Il est important que cet entraînement soit réalisé de manière quotidienne, afin que le Jockey maîtrise ses montures et maintienne une excellente forme physique (pour lui, mais aussi pour les chevaux). Ce sportif de haut niveau peut enchaîner jusqu’à six courses dans la journée dans les quatre coins de la France et même à l’étranger.
Très souvent, en début de carrière, le Jockey participe également à l’entretien du haras et des écuries aux côtés des lads-jockeys.
Le métier s’exerce dans trois disciplines : le plat et l’obstacle, qui relèvent des courses au galop, et le trot monté. Chacune est encadrée par la société mère de sa discipline, qui fixe le règlement des courses et délivre les licences.
Monter en course suppose une licence. C’est elle, et non un diplôme, qui ouvre le droit d’exercer. Le métier s’exerce au féminin comme au masculin : on dit une jockey et un jockey.

Le métier en chiffres
Rémunération
1 848,86 € brut/mois
Minimum conventionnel pour débutants
Complété par une allocation de monte et un pourcentage sur les gains
Poids en course
Plat : minimum réglementaire de 51 kg
Obstacle : généralement 61 à 63 kg minimum
Fixé par les conditions de la course, jockey et équipement compris
Cadre d’exercice
Licence obligatoire
Délivrée par la société mère de la discipline, aucun diplôme ne s’y substitue
Les missions du jockey
Au quotidien, un jockey réalise différentes tâches :
- Entraîner les chevaux : monter chaque matin les chevaux aux côtés de l’entraîneur pour les préparer aux courses et mieux connaître leur comportement,
- Participer aux courses : suivre les consignes de l’entraîneur, placer le cheval de la bonne manière dans la course et accélérer au bon moment,
- Faire un bilan d’après-course : expliquer à l’entraîneur ainsi qu’au propriétaire comment le cheval s’est comporté, le déroulement avec ses ressentis de la course et les conditions en piste,
- Entretenir sa condition physique et faire attention à son poids : s’entraîner régulièrement et surveiller son poids, car il doit rester dans les limites autorisées,
- Participer à la vie de l’écurie : aider pour les soins, le nettoyage et pour l’entretien du matériel, en particulier au début de sa carrière.
Une journée type
Voir le déroulé d’une journée entre écurie et hippodrome
Le lever et la pesée
le matin, il est nécessaire de faire un contrôle du poids, car le jockey doit respecter une limite pour avoir la possibilité de concourir.
Les entraînements du matin
il monte différents chevaux à la suite et travaille avec l’entraîneur pour préparer la course.
Le point avec l’entraîneur
discussion avec l’entraîneur concernant les tactiques, les consignes de course et la forme des chevaux.
Le trajet vers l’hippodrome
le jockey se déplace partout en France au r
Les courses
avant et après chaque course, il doit obligatoirement se peser. De plus, une fois la course finie, il fait un compte rendu au propriétaire.
La récupération
le jockey récupère après l’effort, continue de prendre soin de son corps et se prépare en vue des prochaines courses.
Le calendrier des courses définit le rythme, un jockey peut avoir plusieurs courses sur différents hippodromes durant la même journée.
Les qualités et les compétences requises pour devenir jockey
Le jockey doit avoir certaines qualités et compétences pour assurer ses missions auprès des chevaux :
- Être passionné : avoir une passion pour les chevaux.
- Être habile : avoir une très bonne maîtrise pour piloter des chevaux,
- Être sportif : savoir s’entraîner et garder la forme d’un sportif de haut niveau,
- Connaître le domaine : savoir tout ce qui est nécessaire concernant les chevaux et la course,
- Savoir lire une course : observer les concurrents, trouver les bonnes trajectoires et savoir prendre les bonnes décisions,
- Bien maîtriser la monte : avoir un bon équilibre, une bonne position et prendre de bons départs,
- S’adapter au cheval : comprendre ses comportements et sa manière de courir, le plus rapidement possible,
- Surveiller son poids : faire attention à son alimentation et entretenir son corps, afin de ne pas compromettre ses performances,
- Travailler avec la filière : se faire un réseau et l’entretenir auprès des entraîneurs ainsi que des propriétaires, pour gagner en réputation.
Le poids, la taille et la licence du jockey
Le poids
Le poids n’est pas une condition d’admission à la profession : c’est une contrainte de course. Chaque course fixe le poids que doit porter le cheval, jockey, selle et équipement compris. Le jockey est pesé avant le départ et de nouveau au retour : il doit se tenir au poids imposé.
Les repères en vigueur : en plat, le poids minimum autorisé est de 51 kg et en obstacle, le minimum est fixé à 63 kg dans les courses ordinaires. Ces valeurs sont fixées par le règlement des courses et sont susceptibles d’évoluer.
Un jeune jockey bénéficie d’une décharge de poids pendant ses premières années de course. Cet avantage, destiné à lui ouvrir des montes, disparaît au-delà d’un certain nombre de victoires. Le seuil diffère entre le plat et l’obstacle.
La taille
Aucune taille maximale n’est fixée pour exercer. Dans les faits, la contrainte de poids favorise les gabarits légers, et les jockeys sont pour la plupart de petite taille. La taille observée est un peu plus élevée en obstacle, où le poids porté l’est également.
La licence
Monter en course suppose une licence, délivrée par la société mère de la discipline après vérification du dossier, visite médicale et épreuves pratiques. Elle constitue la véritable condition d’exercice du métier. Elle se distingue de la licence d’apprenti, qui précède l’accès au statut de jockey professionnel.
Les revenus du jockey
La rémunération d’un jockey se compose de trois éléments, et non d’un salaire unique.
Un pourcentage sur les gains lorsque le cheval est placé, réparti entre le propriétaire, l’entraîneur et le jockey.
Un fixe, versé par l’écurie ou l’entraîneur qui l’emploie : à partir d’environ 1826 € brut par mois, selon la convention collective des activités hippiques.
Une allocation de monte, versée pour la participation à une course, quel que soit le résultat.
Ce pourcentage varie selon la discipline : 5 % pour le trot, 10 % pour le plat, et 9 % pour l’obstacle.
Les écarts sont considérables. Un jockey qui obtient peu de montes reste proche du fixe, tandis qu’un jockey de premier plan, sollicité sur les grandes réunions,atteint des revenus sans commune mesure. La régularité des montes, davantage que le fixe, détermine le revenu réel.
- Débutant
- 1 800-2 000 € brut/mois
- Avec expérience
- Très variable selon les montés et les résultats
- Part sur les gains
- 7 % de l’allocation du cheval pour le jockey
- Statut priviligié
- Salarié d’écurie
Ce qui fait varier la rémunération
- Le nombre de montes obtenues : elles se gagnent avec de la réputation et de la confiance .
- La discipline : selon qu’il s’agisse du trot, du plat ou de l’obstacle, les gains changent .
- Le niveau de la course : selon l’importance de la course, la part obtenue n’est pas la même .
- Le contrat d’écurie : travailler pour une écurie permet une rémunération fixe et une priorité de monte .
Où exercer et comment évoluer
Le jockey est un sportif de haut niveau. Et comme pour tous les grands sportifs, sa carrière est relativement courte.
La carrière d’un jockey s’achève généralement bien avant celle des autres professions : l’exigence physique, la contrainte de poids et l’exposition aux chutes en font un métier de jeunesse. Il n’y a pas d’âge maximum précis pour arrêter d’exercer, mais le jockey doit garder une autorisation de monter et être déclaré médicalement apte. Néanmoins, il est important de noter que la première demande d’autorisation de jockey au galop doit être faite entre 18 et 45 ans.
Des évolutions possibles
Une fois sa carrière de jockey finie, il est possible d’évoluer et de se reconvertir dans le milieu équin : prise de part dans une société, prise d’intérêt dans des chevaux de courses, élevage, entraînement, enseignement, management, marketing, journalisme…
Où exercer ?
Informations sur la formation :
En écurie de course
à la solde d’un entraîneur, avec les montés d’entraînement tous les matins et les engagements en course.
En indépendant
en montant pour différents entraîneurs, selon la réputation qui définit le volume de montés.
Sur les hippodromes
dans toute la France, ou même possiblement à l’étranger, au rythme du calendrier des réunions.
Métiers proches du même secteur
Les avantages et les inconvénients du métier
Les avantages
- Un métier de passion au contact du cheval.
- Le plaisir de la compétition durant les courses
- Des revenus qui évoluent selon ses performances
- Une filière structurée, avec une formation rémunérée et un accompagnement.
- Une reconversion balisée dans les professions de la filière équine
Les inconvénients
- Une sélection très forte, rares sont ceux qui ont la chance d’accéder à la licence de monte.
- Une carrière courte, ce qui demande de préparer une reconversion.
- Une constante contrainte de poids, obligeant à faire attention tous les jours à son hygiène de vie.
- Des risques physiques réels, notamment avec le saut d’obstacles.
- Des revenus irréguliers, qui varient selon différents facteurs.
- Des déplacements constants et un calendrier des courses bien rempli.
Comment devenir jockey ?
Le parcours est long et très sélectif. Il ne se joue pas sur un diplôme mais sur l’obtention d’une licence de monte, délivrée par la société mère de la discipline.
Le parcours de référence
- Entrer dans une école de la filière des courses hippiques, dès la fin du collège. Ces écoles, réparties sur le territoire, forment en alternance aux métiers de l’écurie de course, par la voie scolaire ou par l’apprentissage.
- Obtenir un diplôme de la filière, du niveau du certificat d’aptitude professionnelle agricole jusqu’au baccalauréat professionnel, selon le parcours.
- Travailler en écurie de course comme cavalier d’entraînement, en montant les chevaux au quotidien.
- Obtenir une licence d’apprenti, qui ouvre les premières montes en course, puis la licence de jockey après un dossier, une visite médicale et des épreuves pratiques.
Se former aux métiers du cheval
Formation aux métiers animaliers du CEF
Avec la formation Cavalier Soigneur du Centre Européen de Formation, formez-vous à un métier de la filière équine. Elle transmet les bases du travail auprès du cheval : soins quotidiens, entretien des installations, manipulation et connaissance de l’animal.
À noter : cette formation prépare au métier de cavalier soigneur, et non à celui de jockey. Elle conduit à un certificat d’établissement. Elle ne délivre pas de licence de monte, ne prépare pas à un diplôme d’État et ne conditionne pas l’accès aux courses. Le parcours qui mène à la licence passe par les écoles de la filière des courses hippiques.
Vos questions sur le métier
Les réponses aux questions que se posent la plupart des candidats.
Quelle taille faut-il pour être jockey ?
Combien doit peser un jockey ?
Comment devenir jockey ?
Faut-il un diplôme pour devenir jockey ?
Quel est le salaire d’un jockey ?
Combien gagne un jockey par course ?
Une femme peut-elle être jockey ?
Quelle est la différence entre un jockey et un lad-jockey ?
L’essentiel à retenir
Informations sur la formation :
Le jockey
monte des chevaux de course en compétition, dans trois disciplines : le plat, l’obstacle et le trot monté.
Monter en course suppose une licence
délivrée par la société mère de la discipline. Aucun diplôme ne s’y substitue, et l’accès est très sélectif.
Le poids porté est fixé par chaque course
équipement compris, et le jockey est pesé avant le départ. Aucune taille maximale n’est fixée pour exercer.
La rémunération
associe un fixe, une allocation de monté et un pourcentage sur les gains, dont le taux varie selon la discipline.